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mercredi 9 mars 2011

Méthodes qualitatives, quelques techniques de recueil des données

Les auteurs du Que sais-je sur les "Méthodes qualitatives"* présentent un certain nombre des techniques de recueil des données qu'ils utilisent dans leur cabinet d'études :
  • Entretien semi-directif en face-à-face qui permet de décrire des pratiques, mettre en évidence des interactions sociales, cerner des représentations...
  • Histoire de vie "centrée" : entretien construit autour de la trajectoire de vie d'un individu, centré sur l'objet de l'étude, qui permet d'appréhender une utilisation, une représentation à plusieurs étapes de la vie
  • Observation "aménagée" : elle se déroule sur le lieu de la pratique et vient compléter le déclaratif
  • Table ronde : utilisée en complément d'autres techniques, elle permet d'appréhender les imaginaires sociaux (animation de groupes composés de 8 à 12 participants)
  • Techniques visuelles : elles peuvent être utilisées en illustration pour matérialiser les résultats de l'enquête, en complément de l'observation, en support à commenter par les interviewés, ou mises à disposition des interviewés (une caméra, un appareil photo, un crayon pour dessiner...) comme support d'expression, en support d'analyse sémiologique dans le cadre d'une analyse comparative chez plusieurs personnes enquêtées.
Les enquêtes peuvent aussi se dérouler via internet dans le cadre de blogs, entretiens individuels ou de groupes en ligne.

*Sophie Alami, Dominique Desjeux, Isabelle Garabuau-Moussaoui


 

jeudi 24 février 2011

Les méthodes qualitatives

"Les méthodes qualitatives" de Sophie Alami, Dominique Desjeux et Isabelle Garabuau-Moussaoui, collection Que sais-je chez Puf, donnent un aperçu très concret du métier de chargé d'études. L'ouvrage s'appuie sur l'expérience des auteurs pour expliquer comment se construisent les enquêtes qualitatives en présentant les principales méthodes utilisées : élaboration des outils de collecte de données, recueil des informations, transcription, analyse, restitution des résultats. Il apporte aussi un éclairage sur le fonctionnement d'un cabinet d'études, avec tout ce que cela implique en termes de prospection clients, contraintes de marchés, rédaction de proposition de recherche, signature de contrats, recrutement d'un panel...

Voici quelques-unes des idées générales que nous retiendrons de cet ouvrage sur les méthodes qualitatives :

Tandis que les méthodes quantitatives utilisent une échelle d'observation macro-sociale, les méthodes qualitatives adoptent d'autres échelles d'observation, essentiellement meso-sociale (celle des organisations, institutions, filières socio-économiques...), micro-sociale (acteurs en interaction), micro-individuelle (pour appréhender, par exemple, les critères de prise de décision ). Voir article Dominique Desjeux sur les échelles d'observation.

La démarche de recherche n'est plus hypothético-déductive mais inductive. "Elle analyse les mécanismes sous-jacents aux comportements et l'interprétation que les acteurs font de leurs propres comportements". Voir article sur les 3 grandes démarches scientifiques.
Il s'agit d'une démarche compréhensive : on ne part pas d'hypothèses fermées à valider ou infirmer mais de questions larges à inverstiguer en tenant compte de l'émergence de nouvelles idées. Même s'il est utile en amont de  réaliser un état des recherches réalisées sur le même sujet, qui permettra de repérer des thématiques peu investies susceptibles de déboucher sur des innovations en termes de résultats.

Les méthodes qualitatives mettent l'accent sur les effets de situation plus que d'apparteannce sociale qui relève des méthodes quantitatives, les interactions sociales sous contraintes, la place de l'imaginaire, le jeu des acteurs avec les normes sociales. Elles sont utilisées pour étudier des phénomènes sociaux émergents, en créativité dans un processus entrepreneurial d'innovation, pour résoudre des problèmes, illustrer des enquêtes quantitatives ou les préparer.

Elles permettent de faire apparaître des dimensions qui ne sont pas forcément visibles : diversité des pratiques, mobilité des frontières dans les étapes de cycle de vie d'un produit en fonction de la culture, construction identitaire, jeux de pouvoir entre acteurs...

La généralisation n'est pas fondée sur la fréquence comme dans les enquêtes quantitatives mais sur la diversité des "occurences".

lundi 6 décembre 2010

Les méthodes de construction de l'échantillon

1. La méthode du modèle réduit ou méthode des quotas, dite aussi de "choix raisonné" :
elle consiste à analyser les caractéristiques de la population étudiée à l'aide des recensements et statistiques objectives ou officielles, repérer celles qui sont en lien avec le sujet étudié, transposer les pourcentages en chiffre total de l'échantillon.

2. La méthode du calcul probaliste ou méthode de tirage au sort de l'échantillon :
pour que le calcul des probabilités, seul capable de permettre la mesure de l'erreur, puisse être appliqué, il faut que l'échantillon soit tiré au sort dans l'Univers de l'enquête. Pour tirer au sort un échantillon, il faut la liste nominative des unités de la population, un procédé de tirage de sort, le pourcentage décidé de l'échantillon par rapport à la population de l'enquête.

3. Autres méthodes :

La méthode aréolaire : tirage au sort qui ne se fait plus entre individus mais sur une aire (ville, arrondissement, circonscription...)
Les méthodes d'échantillonnage à plusieurs degrés ou phases : on tire au sort par la méthode aréolaire par exemple, puis à l'intérieur des unités désignées, on tire au sort les individus.
Les méthodes d'échantillonnage stratifié : la population est divisée en strates homogènes (CSP, âge, nombre d'habitants...), on effectue des tirages au sort au sein de ces strates.
L'échantillon-maître, appelé aussi a priori : c'est un échantillon large, bien caractérisé selon toutes catégories, préparé à l'avance que l'on utilise selon les besoins pour diverses enquêtes (on taillera son échantillon dans l'échantillon-maître).
Le panel : échantillon fixe servant de référence pour toutes les enquêtes ou pour une série d'enquêtes.

Pour approfondir le sujet, lire :
Initiation à la théorie de l’échantillonnage
Jean VAILLANT

Octobre 2005